Gaëla Blandy

photographe

// home / series / portrait / architecture / bio / contact /
La poire partie III
1 2 3 4 5
6 7 8 9 10
11 12 13 14 15
16 17 18 19 20
21 22 23 24  

La nuit dans l’avion provoque un réveil douloureux, le cou tordu, le dos tordu, les idées tordues. J’atterris toujours dans un drôle d’état, comme si j’étais mal livrée. L’avion se pose à Buenos Aires.

Rencontre avec un paysage inconnu et patagon.

Au hasard des routes abîmées argentines et chiliennes, j’arrête la voiture pour me mettre en scène avec un arbre qui penche, une route sans fin, un tabouret de bar. Tout élément, naturel et urbain, qui jalonne mes pérégrinations et déclenche un fantasme, une rêverie, une angoisse, un rire. Munie de la poire, j’improvise une rencontre avec des morceaux de paysages qui me parlent. En réponse à ce qu’ils m’évoquent, je choisis de prendre une forme humaine, végétale, minérale, signalétique. A l’inverse du paysage, je ne suis pas à perte de vue. Je joue avec cette différence d’échelle en provoquant une relation intime et imaginaire avec ces étendues solitaires. Ma traversée prend fin en Terre de Feu.

La poire part III - pear-shaped shutter release connected to a camera by a cable

A night in a plane always causes painful waking up. Bent neck. Bent back. Twisted ideas. I always land in a funny state as if I was badly delivered. I arrive in Buenos Aires.

Encounter with unknown and Patagonian landscape.

Aimlessly of Argentinian and Chilean damaged roads, I stop the car to set with a tilt tree, an unlimited road, a stool in a bar. Every element, natural or urban, which mark out my travels and trigger fantasy, dream, anguish, laugh. With La poire, I improvise meetings with pieces of landscape that speak to me. As a reply, I choose different shape, human, vegetable, mineral, signs. Inverse landscape, I’m not as far as the eye can reach. I play with this difference of scale to provoke an intimate and imaginary contact with this lonely region. My crossing ends in the Land of Fire.

 

© Gaëla Blandy